Islam et terrorisme islamiste: Débat entre Jean-Louis Harouel et Thibault Isabel


Entre les attentats et les polémiques identitaires, la tension monte dans notre pays. Face au terrorisme, la France se cherche et tergiverse face aux menaces. Que faire? Comment faire? Débat.


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Les réponses sont loin d'être évidentes. Chacun y va de son petit grain de sel… mais certains se font davantage remarquer que d'autres.

La semaine passée a vu la publication d'un brulot, Un quinquennat pour rien, le dernier essai d'Eric Zemmour. Dans cet essai, le fameux polémiste a tenté d'apporter une réponse et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est pour le moins provocante: Eric Zemmour évoque les théories de désignation de l'ennemi (notamment avec les philosophes Julien Freund et Carl Schmitt) et écrit explicitement: «…nous devons reforger dans l'adversité un peuple français. Et désigner l'ennemi: l'islam. Un ennemi qui nous fait la guerre sans déclaration de guerre» (p. 44). 


 Eric Zemmour sur l'islam
La théorie de la désignation de l'ennemi gagne du terrain

C'est cette citation qui est à l'origine du débat du jour: cet argument est — nous semble-t-il — destiné à marquer profondément le débat à la fois intellectuel et politique des prochaines semaines et des prochains mois. Et même des prochaines années. Est-ce de la surenchère médiatique ou du courage politique? De l'islamophobie ou de la lucidité? L'expression d'un repli identitaire ou un renouveau patriotique? 

Ces questions sont graves, et Sputnik News a décidé d'y répondre et d'approfondir la réflexion avec un universitaire chevronné et un intellectuel plein d'avenir… 
Jean-Louis Harouel est Professeur agrégé de droit, auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont le plus récent est Les Droits de l'homme contre le peuple (2016, Desclée de Brouwer), d'ailleurs cité par Zemmour. 
Thibault Isabel est rédacteur en chef de la revue Krisis et docteur en philosophie. Il a publié en 2014 Le Parti de la tolérance, aux éditions La Méduse. 



Selon Jean-Louis Harouel, «l'islam est l'ennemi»: «Je le dirais avec d'autant moins d'hésitation d'autant plus que je l'écris à plusieurs reprises dans mon essai: je parle d'entreprise conquérante d'une civilisation hostile, je parle d'antagonisme de civilisation (…) Je fais la distinction de l'Islam comme système et les musulmans comme personnes, qui me paraît absolument essentiel. Mais l'islam comme corps de doctrine est bel et bien l'ennemi».
Ensuite a-t-il expliqué: «Il y a un djihad violent, mais il y a deux djihads beaucoup plus dangereux: il y a le djihad démographique qui consiste par la procréation et puis le djihad civilisationnel qui a pour objectif d'imposer les mœurs, le droit et la sociologie de la civilisation arabo-musulmane en France». 

Pour Thibault Isabel, «on doit se poser la question du pacte civique. Nous pouvons être bien intégrés et différents». Avant de poursuivre: «Je n'accepte pas l'idée de considérer l'islam massivement comme un ennemi; non que l'islam ne pose pas de problème d'accommodement avec la République française — c'est certainement le cas, et on peut même affirmer que toutes les religions posent des problèmes d'accommodement. Il est certain que l'islam par sa nature politique et juridique, pose des problèmes tout particuliers (…) mais cela dit, assimiler l'islam en général et le terrorisme islamiste me semble à la fois erroné sur un plan intellectuel et plus encore je pense que c'est une grave erreur géostratégique: au fond, on rentre dans la logique de Daesh. Le seul véritable objectif de Daesh est de favoriser une guerre civile sur le sol national des pays occidentaux. En rentrant dans leur logique, et en considérant que deux blocs qui s'opposent de manière unilatérale sans possibilité de compromis, alors on dit à tous les musulmans 'vous ne pouvez pas être français'. Il y a un choc des civilisations et c'est s'inscrire dans le cadre d'une rivalité mimétique; c'est s'empêcher d'un point pragmatique de trouver une solution aux problèmes qui se posent à la France.»  

Revue n°45 : Progrès ?


Krisis 45 Progrès - Krisis Diffusion


Notre époque est orpheline du progrès. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la plupart des gens étaient convaincus que l’avenir ouvrirait les portes d’un véritable paradis sur terre. C’était l’ère des grandes utopies. Aujourd’hui, nous avons perdu notre innocence: quel roman, quel film oserait encore dépeindre un XXIIe siècle radieux? La science-fiction contemporaine a abandonné les vieilles utopies technoscientifiques au profit d’une vision inquiète de demain. Les menaces qui nous guettent sont en effet innombrables: crise écologique et climatique, crise financière, crise démographique, crise culturelle, crise terroriste, etc. Mais si notre avenir s’est assombri, nous restons collectivement obnubilés par la croissance des biens de consommation. C’est ce qui nous pousse à plébisciter les téléphones portables et autres tablettes tactiles, avant peut-être d’accepter le développement d’un transhumanisme de masse qui fera de nous des «hommes augmentés». Pour sortir de l’impasse, nous devons de toute urgence réfléchir au sens véritable du progrès humain.

Au sommaire de Krisis 45
Pierre-André Taguieff / L’idée de progrès, la «religion du Progrès» et au-delà. Esquisse d’une généalogie.
Jean-François Gautier / Non-sens et signification dans l’Histoire.
Patrick Tacussel / Liturgies du progrès.
Nicolas Rousseau / Narcisse ou les illusions du progrès. La critique sociale de Christopher Lasch.
Débat entre Frédéric Dufoing et Thibault Isabel / Faut-il avoir peur du transhumanisme?
Frédéric Dufoing / Le transhumanisme comme biopouvoir.
Matthieu Giroux / Le mythe prométhéen du surhomme.
Alain Gras / La dimension technologique de l’illusion progressiste.
Boris Vian / Poésie : La complainte du progrès (1955).
Thibault Isabel / Qu’est-ce qu’un écologisme païen?
Falk Van Gaver / Croissez et multipliez? Le problème de la démographie à l’ère industrielle.
Entretien avec Ronald Wright / Croissance et déclin des civilisations.
Ronald Wright / Témoignage : Les ruines de la civilisation maya. Un avertissement pour les peuples modernes?
Bernard Charbonneau / Document : La bombe atomique (1945).
Numéro en vente 24 euros sur Krisis Diffusion
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Charles Beigbeder / Thibault Isabel - Débat "libéralisme et multiculturalisme"


Charles Beigbeder est entrepreneur et homme politique.
Thibault Isabel est philosophe et rédacteur en chef de la revue Krisis.


> L'enregistrement audio du débat
> La vidéo du débat (stream live via Facebook)


PARADE-RIPOSTE
URL courte
Edouard Chanot
Brexit (227)
Le Brexit a divisé l’Angleterre et révélé des clivages politiques profonds, qui dépassent la seule Grande-Bretagne.


Libéralisme & multiculturalisme

Pour comprendre ce qui gouverne aujourd'hui les esprits et l'avenir, Sputnik News a accueilli Charles Beigbeder, entrepreneur, homme politique et auteur de l'ouvrage Charnellement de France (PG de Roux, 2016) et Thibault Isabel, philosophe et rédacteur en chef de la revue Krisis.

Etait-ce là la victoire du plus étroit des particularismes et la défaite du multiculturalisme?
Beigbeder : «Le peuple britannique, qui est un peuple fier, en a profité pour dire ‘ça suffit', c'est nous qui décidons.»
Isabel : «Ce n'est pas seulement un vote idéologique, c'est aussi un vote de classe, entre l'Angleterre périphérique et l'Angleterre des capitales. L'Europe a suivi un chemin pervers depuis plusieurs années… c'est un marqueur fort envoyé par le peuple anglais. C'est surtout un rejet d'un certain système, pas seulement économique: les populations se sentent déclassées culturellement par le pouvoir symbolique qui est entre les mains d'une coterie internationale. C'est cette coterie internationale qui est rejetée».

Le marché libéral est-il compatible avec l'enracinement?
Beigbeder : «Je pense qu'on peut être de ceux qui veulent ‘conquérir le monde' et tirer parti de la mondialisation, et qui veulent rester enracinés».
Isabel : «Créer des richesses, à quel prix? Ce qui m'ennuie dans le libéralisme, c'est le fait que le souci d'accumuler les richesses aboutit à la destruction de toutes les formes d'enracinement. Nous vivons aujourd'hui dans un monde où, à l'échelle planétaire, sont détruites par l'homogénéisation du marché».

Face au déracinement, que faire alors?
Beigbeder : «Les origines chrétiennes dans la constitution permettrait de fonder en droit la prééminence du fait culturel chrétien — et non cultuel et religieux. ‘A Rome, fais comme les Romains'!»
Isabel : «Le christianisme est une religion tard venue en France, si on reconnait l'influence du christianisme sur la culture française, il faudra reconnaître dans deux trois siècles l'influence de la religion musulmane sur la culture française, parce que le christianisme était une religion d'importation… les racines de la France sont d'une autre nature, gréco-romaine et païenne. Trouver des racines historiques communes, c'est fondamental, c'est ce qui permet de bâtir un horizon commun…»

Les lignes politiques sont aujourd'hui mouvantes. Le clivage droite-gauche est-il encore opérant?
Beigbeder : «Ce serait pratique de revenir à une vraie droite et une vraie gauche. C'est-à-dire une droite qui défendrait l'enracinement, libérale au niveau économique, contre le tout étatisme, avec un Etat recentré sur le régalien et ainsi plus efficace…»
Isabel : «Non, je suis attaché à l'idée de racines et de tradition, mais celles-ci trouvent leur pire ennemi aujourd'hui dans le libéralisme mondialisé. Je pense que nous allons assister à de nouveaux clivages. La gauche va disparaître et sera remplacée par un nouveau socialisme qui sera à la fois anticapitaliste et profondément enraciné. Et face à ce parti populaire traditionaliste et anticapitaliste, va se dresser un parti des élites, parti du libéralisme dans le domaine économique et du nomadisme dans le domaine culturel».



Libéralisme & multiculturalisme : Charles Beigbeder vs. Thibault Isabel

Proudhon: Michel Onfray, Alain de Benoist,Thibault Isabel, Olivier François Emission les idées à l'endroit sur TV Libertés

Proudhon - Michel Onfray, Thibault Isabel, Alain de Benoist. TV Libertés



2 Juin 2016  -  Les idées à l'endroit n°9
Alain de Benoist recevait Michel Onfray et Thibaut Isabel pour échanger sur les idées de Pierre-Joseph Proudhon (TV Libertés).



Proudhon est issu du milieu ouvrier. Autodidacte, penseur du socialisme libertaire non étatique, partisan du mutuellisme et du fédéralisme, il est le premier à se dire anarchiste en 1840. Il rejette le capitalisme, mais aussi le collectivisme autoritaire de Marx. Il valorise la libre association et l'autogestion. Il imagine la création d’une banque d’échange ou «banque du peuple», dont le but est l’abolition de la monnaie, du salariat et des profits dans le cadre des structures d’échange entre individus. Il élabore la théorie du crédit à taux zéro, anticipant le fonctionnement des mutuelles d'aujourd'hui. 

Michel Onfray revient sur sa rencontre avec Proudhon. Il présente les aspects de sa pensée qui lui ont paru les plus intéressants et peut-être aussi les plus actuels. 
"J'avais quinze ans [...]. J'avais une sensibilité populaire, on dira. J'avais envie de faire quelque chose pour le peuple. Mon père était ouvrier agricole et ma mère femme de ménage. Et je voyais l'exploitation. Pour moi, l'exploitation ce n'était pas un concept; c'était une vérité, c'était une humiliation, c'était une dignité qu'on ne donnait pas aux gens qui travaillaient et qui travaillaient dur; et j'avais envie d'être de gauche, du côté de la générosité, de la fraternité, de la communauté et je me cherchais à cette époque-là. [...] Et puis je suis tombé sur "Qu'est-ce que la propriété", que j'ai lu, sans forcément tout comprendre. Ce n'est pas facile de comprendre ce texte qui est faussement simple; mais il m'est apparu quand même assez vite et de manière presque instinctive qu'il y avait une pensée qui n'était pas purement conceptuelle. Il y a chez Marx une pensée conceptuelle: on sent le poids de Hegel. Il n'y a pas cela chez Proudhon. Il y a un désir d'être empirique, d'être concret, d'être près des gens, et peut-être plus éloigné du concept. Je ne comprenais pas tout cela, mais je le sentais. Donc j'ai lu Proudhon à cette époque-là. Je me suis dit: cette anarchie me plait, elle est concrète, elle est idéale sans être idéaliste et propose effectivement la mutualisation, la coopération, la fédération, et je me suis senti anarchiste. Mais j'ai voulu être anarchiste avec l'anarchie aussi..."

Thibault Isabel: "Là où Marx cherche un dépassement des contradictions, Proudhon, lui, cherche simplement à les équilibrer. Les contradictions sont irréductibles, parce qu'elles font partie de la vie, elles font partie de l'homme, elles font partie de la société. Ces contradictions, on doit faire en sorte qu'elles puissent peser d'une manière équitable dans la balance, pour que la vie de la société soit harmonieuse. Là où Marx est en fait un idéaliste ou un post idéaliste derrière son matérialisme, Proudhon renoue avec les sagesses de la Haute Antiquité, c'est-à-dire avec un pragmatisme qu'on pourrait qualifier de païen ou d'héraclitéen. Parce que chez Héraclite les oppositions ne peuvent pas se résoudre. Chez Héraclite les oppositions font partie de la vie. Et donc, à partir de là, on doit viser non pas un dépassement par la raison ou par l'Etat, mais un idéal d'Harmonie."


Michel Onfray: "Une révolution est possible par la comportement. Je crois à cela. Je pense vraiment que nous pouvons faire la révolution sans prendre le pouvoir, juste en organisant les choses différemment et en disant: nous n'obéiront pas aux diktats du capitalisme. [...] Je suis pour une révolution qui ne serait pas violente."

Sur Proudhon, Michel Onfray, Alain de Benoist, Olivier François - TV Libertés



Proudhon - Michel Onfray, Thibault Isabel, Alain de Benoist. TV Libertés
=> Emission en intégralité via TV Libertés (53 minutes)
=> Emission en intégralité via Michel Onfray Actualités (53 minutes)
=> Extraits choisis (12 minutes)


Entretien dirigé par Alain de Benoist pour TV Libertés, Michel Onfray et Thibault Isabel sur Pierre-Joseph Proudhon, théoricien de l’anarchisme.
Dans un entretien dirigé par Alain de Benoist pour TV Libertés, Michel Onfray et Thibault Isabel reviennent sur la vie de Pierre-Joseph Proudhon, un théoricien considéré comme le père de l’anarchisme. Via Michel Onfray TV




Fichier audio de l'émission à télécharger sur ekouter.net

Pierre-Joseph Proudhon. Avec Thibault Isabel et Michel Onfray chez Alain de Benoist sur TV Libertés.

Description: Retour sur la vie et l'oeuvre de Pierre-Joseph Proudhon, l'un des pères de l'anarchisme et théoricien du socialisme des origines.
Nous avons droit à un dialogue de haut vol réunissant de fins connaisseurs de l'oeuvre et de la postérité du plus célèbre des ouvriers typographes de l'histoire.
Émission "Les idées à l'endroit" n°9, animée par Alain de Benoist et Olivier François.






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Emission sur Proudhon http://www.delitdimages.org/pierre-joseph-proudhon/



Quand Michel Onfray et Alain de Benoist discutent socialisme (d’antan): un débat passionnant. 
Délit d'im@ges.

Download PDF
«Le proudhonisme est un pragmatisme, autrement dit, le contraire d’un idéalisme. D’où ses propositions concrètes et détaillées: la fédération, la mutualisation, la coopération comme autant de leviers pour réaliser la révolution ici et maintenant, sans qu’une seule goutte de sang soit versée; la banque du peuple et le crédit organisé pour les classes nécessiteuses par ces mêmes classes dans une logique qu’on dirait aujourd’hui de microcrédit; une théorie de l’impôt capable de réaliser la justice sociale ici et maintenant ; une défense de la propriété anarchiste, comme assurance de la liberté individuelle menacée par le régime communiste; la construction d’un État libertaire qui garantisse la mécanique anarchiste; une théorie critique de la presse qui est une machine à promouvoir l’idéal des banquiers qui la financent; une pensée du droit d’auteur; une analyse de la fonction sociale et politique de l’art qui s’oppose à l’art pour l’art et aux jeux d’esthètes; un investissement dans ce qu’il nomme la «démopédie» et qui suppose qu’on augmente plus sûrement le progrès de la révolution par l’instruction libre que par l’insurrection paramilitaire –et mille autres instruments d’une boîte à outils dans laquelle le socialisme n’a pas encore puisé…»


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Michel Onfray à TV Libertés
Les coulisses d'une émission pas comme les autres. Blog Eléments.



La rencontre a débuté en janvier 2015 dans les colonnes d'Éléments par un article retentissant et prémonitoire de Fabrice Valclérieux, « Cher Michel Onfray, encore un effort ! ». Elle s'est poursuivie tout au long de l'année pour aboutir à ce numéro exceptionnel d'Éléments n°157 (ici) d'octobre 2015, dans lequel le philosophe normand disait vouloir « dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». Ce soir, à partir de 19 h, Michel Onfray participe à l'émission « Les idées à l'endroit » d'Alain de Benoist, consacrée aux idées politiques de son « cher Proudhon ». À ses côtés, Thibaut Isabel et Olivier François. 






Jeudi 26 mai, 13 h – L’équipe de TV Libertés est en pleine préparation. L’invité d’aujourd’hui est un poids lourd des médias : Michel Onfray doit venir enregistrer une émission animée par Alain de Benoist et Olivier François, respectivement éditorialiste et collaborateur d'Eléments. Le philosophe débattra des idées politiques de «Pierre-Joseph Proudhon» avec Thibault Isabel, rédacteur en chef de Krisis et collaborateur régulier d’Eléments.

13 h 30 – Michel Onfray arrive sur le parking de TV Libertés. L’intellectuel paraît plus détendu qu’il y a quelques mois, lorsqu’il consentait une ultime tournée des plateaux avant de s’imposer une diète médiatique. Sous la pression croissante de certains journalistes et politiciens, qui l’accusaient de «virer à droite», il avait même dû reporter la publication de son livre, Penser l’islam. Aujourd’hui, le philosophe revient en force, plus déterminé que jamais: l’homme n’est pas du genre à se laisser intimider. Il serre la main d’Alain de Benoist et pénètre à l’intérieur des locaux.

13 h 35 – Dans le salon des invités, Onfray salue Olivier François, puis bavarde quelques minutes avec Thibault Isabel, dont il apprécie beaucoup les livres : «ça fait plaisir de voir de jeunes intellectuels émerger». Philippe Millau, président de TV Libertés, évoque la chape de plomb qui pèse sur le monde journalistique: difficile de s’exprimer à la télévision sans être censuré ou rappelé à l’ordre! Onfray acquiesce et parle de la crise des idées en France: «Il y a toute une génération qui est actuellement au pouvoir, qui contrôle les grandes institutions, les grands organes de presse, et qui fait la guerre aux opinions alternatives».



Sur Proudhon, Michel Onfray, Alain de Benoist, Olivier François - TV Libertés


13 h 45 – Les invités de l’émission visitent les studios de TV Libertés en compagnie de Martial Bild, le directeur de la rédaction. Onfray est impressionné par la qualité des installations et la quantité de personnel mobilisée: «Moi aussi, j’ai l’intention de créer une Web TV. De manière artisanale, avec des collaborateurs bénévoles et un technicien chevronné. On installera le studio chez moi, dans un grenier aménagé. Je n’aurai plus besoin de transiter par les grandes chaînes télévisées nationales pour garder le contact avec mon public».

14 h – Après un arrêt obligatoire à la loge maquillage, tout le monde se dirige vers le plateau des Idées à l’endroit, pour cinquante-deux minutes d’enregistrement. Le tournage se déroule dans une ambiance cordiale. Après l’émission, les invités restent encore quelques minutes dans le studio et prolongent la discussion. Michel Onfray explique qu’il croit beaucoup aux initiatives populaires pour changer la société: «Il ne faut pas attendre grand-chose de ceux qui nous dirigent. Les vrais changements viendront d’en bas. On voit tout de même que les mentalités évoluent».


Par Amandine Florian (Texte) et Floriane Jeannin (Photos)
Découvrez une 2nde sélection de photos des coulisses de l'émission sur le blog Krisis



Pour compléter la réflexion sur Pierre-Joseph Proudhon et le socialisme


KRISIS 42: SOCIALISME ?

Christopher Lasch / Pourquoi la gauche n’a pas d’avenir.
Entretien avec Costanzo Preve / Un socialisme pour le xxe siècle?
Charles Robin / La sagesse anarchiste.
Entretien avec Denis Collin / Marx, le communisme et la République.
David L’Épée / Le socialisme face à l’idée nationale.
Luc Pauwels / Henri de Man, un socialiste atypique.
Raymond Robert Tremblay / Critique de la théorie marxiste de l’État.
Entretien avec Alain de Benoist / Georges Sorel.
Document : Werner Sombart / Pour quelle raison le socialisme n’est-il jamais parvenu à s’implanter en Amérique? (1906)
Yohann Sparfell / Autonomie socialiste contre autarcie libérale.
Le texte : Karl Marx / L’aliénation par le travail (1844).

> Numéro en vente 24 euros sur Krisis Diffusion et Revue Eléments.




Voir la vidéo du Cercle Henri Lagrange: Pierre-Joseph Proudhon, un portait politique >

Journée de la métapolitique - Madrid, 21 mai 2016




El «pensamiento ambidiestro» 

Thibault Isabel nos hablará del paganismo (bueno), del populismo (regular) y del progresismo (malo) en una conferencia sobre su libro recientemente publicado en español “La causa del pueblo… en la era liberal de las masas”, editado por Fides dentro de la colección “metapolítica”. I Jornada Metapolítica. Jesús J. Sebastián.



Thibault Isabel es un joven y brillante pensador francés, director, entre otras cosas, de la revista "Krisis", lanzada hace años por Alain de Benoist. Precisamente, Thibault Isabel visitará España con ocasión de las Jornadas Metapolíticas organizadas por la editorial Fides que tendrán lugar el 21 de mayo de Madrid, y en las que presentará su primer libro en español «La causa del pueblo… en la era liberal de las masas" que versa sobre progresismo, liberalismo, humanismo, populismo, individualismo, democracia… Tribuna "El populismo contra el progresismo". El Manifiesto.






la revuelta populista, populismo, Thibault Isabel
Frente al liberalismo visto bajo cualquiera de sus formas, y al culto del progreso al que se ha visto siempre asociado, Christopher Lasch llama a la resurrección de la tradición ideológica del populismo. El termino de populismo, en Estados Unidos como en Francia, tiene hoy muy mala prensa. La expresión sirve habitualmente para designar una actitud política demagógica, que no ofrecería a los rencores y angustias del momento sino soluciones simplistas y exageradamente contestatarias, regadas con un fondo de antidemocratismo fascistizante más o menos disimulado. El verdadero populismo es distinto, sin embargo, y la fortuna, cuando menos negativa de la etiqueta, atestigua el desprecio que ha sido concedido, desde hace tiempo, por los intelectuales hacia las corrientes que abiertamente han manifestado su hostilidad hacia el progresismo.

Regresemos, por un momento, a los orígenes políticos del movimiento. A finales del siglo XIX, la sociedad americana estaba en plena ola de desarrollo económico e industrialización. Mientras algunos se apropiaron de capitales considerables en algunos años, millones de americanos vivían en la pobreza. En las ciudades, los obreros vivían en tugurios, trabajaban en condiciones insalubres y recibían salarios miserables por semanas de trabajo que llegaban a las sesenta horas. En los campos, los granjeros veían hundirse su nivel de vida. Los precios agrícolas no dejaban de caer, mientras que los de los productos manufacturados aumentaban continuamente. Especulación financiera y tarifas discriminatorias de los ferrocarriles agravaban la suerte de los campesinos, que se veían obligados a recurrir al préstamo y se volvían dependientes de los bancos. Obreros y campesinos se organizaron, pero su acuerdo era difícil, y sólo las diversas facciones del medio rural, en las regiones del Oeste y el Sur, llegaron verdaderamente a proponer reivindicaciones comunes. Su acción se apoyó, entonces, en las cooperativas granjeras, organizaciones profesionales creadas en 1867, que rápidamente entraron en el terreno político. Los principales temas de batalla se refirieron a la actitud mercantil de la banca y a las sociedades ferrocarrileras, pero el fondo del combate consistió en promover los valores de la pequeña burguesía tradicional, modesta y laboriosa, contra el naciente Gran Capital.

En el plano filosófico, el populismo constituiría, según Christopher Lasch, un resurgir del republicanismo de la antigüedad y el Renacimiento, y encontraría, en consecuencia, sus primeras influencias en Aristóteles y Maquiavelo. Las principales preocupaciones de esos dos autores giraban, en efecto, en torno a la convicción de que la “virtud” (en el sentido clásico de “virtu”, que significaba “valor” y “nobleza”) fuera el objeto de la ciudadanía. Salía de allí la certeza de que todo sistema político debía ser juzgado a la luz de las cualidades espirituales y el carácter que intentaba suscitar. «La virtud implicaba, para los republicanos, el desarrollo más completo de las capacidades y poderes humanos, No condenaba una vida consagrada a la persecución de riqueza y placer porque fuera egoísta, sino porque no facilitaba sino un espacio insuficiente a la superación de la ambición personal. [...] El republicanismo condenaba el egoísmo mientras incitaba a los hombres a evaluar los signos de excelencia, o a rechazar las leyes que gobernaban una práctica dada para su disfrute inmediato. El egoísmo no era chocante sino porque conducía a los hombres a exigir menos de ellos mismos en comparación de lo que eran capaces de realizar, y tan sólo, de manera incidental, porque ofendían también a los otros midiéndose según falsos criterios». En otras palabras, la generosidad, por ejemplo, se veía elogiada como una cualidad digna; sin embargo, no lo era en razón de su eventual trasfondo deontológico, sino porque traducía un alma magnánima, y reflejaba fielmente la elevación del carácter. Es, de hecho, una visión comparable a la que se hubiera encontrado entre los campesinos y pequeños comerciantes americanos de finales del siglo XIX.

 La influencia del primer liberalismo tuvo también un impacto en el ascenso de la ideología populista. Para Locke, sobre todo, la defensa de la empresa privada no se reducía, como a menudo se pretende, a un individualismo posesivo. El filósofo inglés estaba, por el contrario, animado por un absoluto desprecio hacia el lujo, el derroche y el deseo irrisorio y nocivo de apropiarse de las riquezas más allá de lo estrictamente necesario. Es, por ello, que defendió a los campesinos, los pequeños comerciantes y los artesanos, que trabajaban duro para asegurar el bienestar de su familia, realizaban cosas útiles y creaban verdaderamente valores. Valerosos, disciplinados y respetuosos, su objetivo era tan sólo producir bienes suficientes como para vivir decentemente, sin vanidad ni mercantilismo fuera de lugar. Más que nada, unidos a su entorno y, los mejores entre ellos, al desarrollo de la colectividad en el seno de la cual evolucionaban. No se replegaron sobre sí mismos, sino que concedieron una gran importancia a la solidaridad y la generosidad, erigidas, en todo caso, como valores primordiales por la moral común.

Tal simpatía hacia las comunidades de pertenencia revela, además claramente, el lazo que unió a populistas y conservadores. Lasch estima, sin embargo –tal vez con algo de incomprensión–, que la doctrina de Burke, considerada como piedra angular de la filosofía conservadora, y completamente basada en la costumbre, cometería el error de subordinar el presente a tiempos pasados, idealizados y fijos. De tal manera, los conservadores serían tributarios de la actitud nostálgica, mientras que el populismo respetaría, por su parte, la tradición mientras animaba la creación e iniciativa.

Es sólo durante la primera mitad del siglo XX cuando surgieron, como tales, los inspiradores del pensamiento populista (sin que el término fuera todavía empleado, y antes de que la corriente penetrase directamente en el dominio político, en el momento de la constitución de las cooperativas granjeras), con autores como Tom Payne y William Cobbett. Pero son, sobre todo, los escritos de Orestes Brownson los que habrían contribuido a definir los grandes rasgos del movimiento.

La primera preocupación del populismo fue restaurar el antiguo sistema de la industria familiar, controlando el comercio, e intentando poner término a la especulación y la industrialización en masa. En segundo lugar, trató de favorecer un mejor reparto de las riquezas, pero no a partir del modelo socialista de la redistribución estatal de los bienes de consumo, sino a partir de un acceso más extendido a la pequeña propiedad, para impedir la concentración del capital en manos de unos pocos. El objetivo era, así, recrear una sociedad de productores sobre las ruinas de la sociedad de los consumidores que tendía a imponerse, limitando lo más posible el salariado, cuya principal consecuencia habría sido desresponsabilizar y deshumanizar la práctica de las distintas profesiones. El pequeño productor, en efecto, se convierte en responsable con el duro trabajo cotidiano al que se consagra: comprende que sólo su trabajo le permitirá asegurar la subsistencia de su familia. El cuidado de la calidad de los bienes que produce, ya que los venderá a la gente del pueblo que se encuentra cada día, y a la que se siente unido. Además, su trabajo no le parece una actividad alienante, en el sentido en que su fuerza laboral no es explotada por un patrón frío e impersonal –o incluso, como es el caso en nuestros días, por un conglomerado financiero. «La democracia funciona de manera ideal cuando las mujeres y los hombres actúan por y para sí mismos, con la ayuda de sus amigos y próximos, en lugar de ser dependientes del Estado. No es que la democracia deba ser identificada por un individualismo puro y duro. Autonomía y confianza en sí mismos no significan autarquía y autosuficiencia». En otras palabras, el trabajo de productor limita la infantilización de las personas (que suscita, por el contrario, la asistencia del Estado, a fortiori cuando se asocia con la victimización de los marginales y se contenta con animar un comportamiento pasivo de reivindicación social vengativa), mientras que el espíritu comunitario anima, al menos, la apertura de los individuos a su entorno humano inmediato (al contrario que la competencia liberal, en el seno de la cual no pueden sobrevivir sino mónadas atomizadas y agresivas).

El sentido de la amistad, así valorado, no tiene, sin embargo, nada que ver con la filantropía; se funda, más bien, en la generosidad concreta del corazón y el afecto hacia los próximos. «[Orestes Brownson] rechazaba la cultura de la filantropía y el progreso, precisamente, porque reemplazaba la camaradería entre amigos y vecinos por una amistad vaga e insípida planteada en su globalidad. [...] Brownson comprendía que el cosmopolitismo representaba una forma más intensa de soledad». Esperando demasiado de los hombres y exigiendo de ellos que mostrasen sentimientos universales e infinitos, mientras que su propia naturaleza les consagraba a lo concreto y lo finito, los progresistas habrían provocado la aniquilación de la verdadera solidaridad. La simpatía circunscrita hacia los seres con los que uno se codea, y que son los únicos a los que se puede realmente amar, habiendo sido minusvalorada como “egoísta” y “estrecha”, no podía dejar a las poblaciones sino un amor desencarnado, vacío e hipócrita, dejando vía libre a la “guerra de todos contra todos”, en medio de la mejor buena conciencia. «El ideal cosmopolita elaborado por la Ilustración, aunque continúe siendo un componente esencial del liberalismo moderno, nos sorprende hoy a muchos por su soberbia, su desprecio hacia las masas ignorantes y su candidez. La “benevolencia” –el amor universal hacia la humanidad que supuestamente sucedería a la emancipación del prejuicio local–, se nos presenta, más que nunca, como una forma particularmente débil de la buena voluntad, fundada más sobre la indiferencia que en la devoción. Podemos ahora apreciar la frase de Rousseau, que señalaba a aquellos que se pretenden cosmopolitas, y que, justificando su amor hacia el genero humano, se enorgullecen de amar al mundo entero para disfrutar del privilegio de no amar a nadie».



la revuelta populista, populismo, Thibault Isabel


De forma más global, Lasch elogia la mentalidad campesina americana, porque ve en ella una aceptación serena de los límites inherentes de la existencia, que critica radicalmente el optimismo progresista, y se sitúa siguiendo la ruta de un cierto protestantismo heroico encarnado por Emerson: «[Los hombres comunes, en nuestros días] tienen un sentido del límite más desarrollado que las clases superiores. Comprenden, a diferencia de éstas, que hay límites al control del hombre sobre el curso del desarrollo de la sociedad, la naturaleza y el cuerpo, sobre los elementos trágicos de la vida y la historia humanas. Mientras que los jóvenes de la clase dirigente y de los profesiones intelectuales, se someten a un programa riguroso de ejercicios físicos y controles dietéticos concebidos para mantener la muerte a distancia –para mantenerse en un estado de juventud permanente, eternamente seductores y capaces de volverse a casar–, la gente común, por su parte, acepta la decadencia física como algo contra lo que es, más o menos, inútil luchar». «La superabundancia, creían [los liberales], traería, a fin de cuentas, el acceso de todos al descanso, a la realización personal, al refinamiento –privilegios antaño reservados a los ricos. El lujo a disposición de todos: tal era el noble sueño del progreso. Los populistas, por el contrario, consideraban aquello que ellos llamaban una competencia –una parcela de tierra, una pequeña tienda, una vocación útil– como una ambición más razonable y digna. La “competencia” revestía ricas connotaciones morales; nos remitía a los medios de subsistencia de los que la propiedad era fuente, pero también a los talentos que necesitaban una buena gestión. El ideal de una propiedad al alcance de cada uno, encarnaba un abanico más humilde de esperanzas que el ideal del consumo universal, un acceso universal a la proliferación de productos. Encarnaba, al mismo tiempo, una definición de “la buena vida” más enérgica y exigente».

El populismo, tal y como lo describe Lasch, es un fenómeno esencialmente americano. Según el autor, habría encontrado, sin embargo, ramificaciones en algunos aspectos del corporativismo francés y, aún más, en el pensamiento sindicalista revolucionario de Georges Sorel. Pero se aproximaría, especialmente, al socialismo originario –el de los pequeños comerciantes y el de los cristianos–, víctima de la obcecación encarnizada de Marx, a mediados del siglo XIX, que se había obstinado en desmantelarlo.

Las clases medias tienden hoy a desaparecer en todas partes de los países occidentales. El desarrollo industrial y el refuerzo del capitalismo contribuyen a la instauración de una sociedad de dos marchas: los ricos continúan enriqueciéndose, mientras que las clases medias inferiores y el proletariado no dejan de empobrecerse. Los pequeños productores han desaparecido casi completamente, y han debido someterse, de mala gana, al principio del trabajo asalariado. Lasch estima, sin embargo, que su ideología habría sido, en parte, transmitida a la clase obrera –en Estados Unidos al menos, ya que según el autor esto funciona de forma completamente distinta en Europa. «La pequeña burguesía ya no tiene ningún peso socioeconómico, ahora que los artesanos, granjeros y otros pequeños propietarios, no constituyen ya una parte importante de la población; pero sus costumbres venerables y su característico código ético no subsisten en ninguna parte más vigorosamente que en el corazón del trabajador americano. La cultura y la manera de plantearse la política del obrero americano tienen poco que ver con las de su homólogo europeo. En muchos aspectos, sin embargo, se parecen a las del antiguo campesinado y la pequeña burguesía europea –a partir de las cuales la clase obrera americana fue constituida originalmente».

Las diferencias entre el obrero europeo y el obrero americano residirían, esencialmente, en el arraigo tradicional y religioso de este último, que habría sabido preservar, a través de las épocas, al contrario que el proletariado de nuestro continente, un sentido comunitario agudo y una hostilidad consciente al asalariado.

Aún así, pese a todo, esas clases sociales, en Estados Unidos como en Europa, no siempre han estado libres de errores. «Barriendo, con el tiempo, las grandes firmas a los pequeños productores, los movimientos pequeño-burgueses adoptaron posturas cada vez más defensivas y sucumbieron a algunas de las peores tentaciones de la vida moderna –antiintelectualismo, xenofobia, racismo». Lasch escribe de nuevo: «No tengo intención de minimizar la estrechez de miras y el provincialismo de las más humildes fracciones de la clase media; de la misma manera que no niego el hecho de que han engendrado [...] todas las plagas tan a menudo citadas por los críticos liberales. Pero los liberales, en su impaciencia por condenar lo que les es desagradable en la cultura pequeño-burguesa, han perdido de vista lo que ella tiene de apreciable [...] su realismo moral, su comprensión del hecho de que cada cosa tiene un precio, su respeto hacia los límites, su escepticismo frente al progreso».

La doctrina populista ha sufrido injustamente los ataques de las élites ilustradas a lo largo del siglo XX, sin que los pensadores de izquierda hayan dado nunca muestras de discernimiento y honestidad intelectual, que les hubieran permitido, al menos, evitar ciertos atajos de dudosa legitimidad.

Thibault Isabel



LA CAUSA DEL PUEBLO
En la era liberal de las masas
Thibault Isabel
Biblioteca Metapolitika, Nº 9
1ª edición, Tarragona, 2016
21×15 cms., 230 págs.
Cubierta a todo color, con solapas y plastificada brillo. Rústica cosido
PVP: 20 euros

Orientaciones: 
Las civilizaciones antiguas no tenían miedo de la violencia, si entendemos por ello la expresión de nuestros impulsos violentos de una manera espiritual y controlada. En la época moderna, sin embargo, la civilización trata simplemente de erradicar toda violencia a través del reforzamiento de una moral rígida y del totalitarismo del pensamiento: es por eso que vivimos en una sociedad cada vez más aséptica, condenada al conformismo, al higienismo y a la hipocresía. Hemos perdido toda franqueza en las relaciones humanas; ya no tenemos el gusto por la lucha y la camaradería, del combate por nuestras convicciones, del idealismo político, en suma; estamos resignados.
Thibault Isabel

Presentación
Thibault Isabel: un “anarco-conservador, Jesús Sebastian Lorente / 9
Primera parte
El individuo en la era liberal de las masas
El malestar contemporáneo / 17
Autoridad, educación y autonomía / 45
La necesidad de amar y odiar / 65
¿podemos vivir sin marcas? / 83
Segunda parte
Progresismo y catastrofismo
La idea del progreso. Un rápido panorama histórico / 97
Una tipología de las críticas del progreso / 121
Un populismo contra el progreso / 125
Tercera parte
Perspectivas políticas
Por una alternativa popular / 157
Revuelta de masas y revuelta de élites / 183
Los hombres y la ciudad: una aproximación psicológica / 193
Pedidos: edicionesfides@yahoo.es












 

Première Journée de la Métapolitique
Organisée à Madrid le 21 mai 2016, de onze heures à vingt heures


Les conférences, puis le temps des échanges et des dédicaces...