Comment analyser le modèle américain ? Emission avec Alain de Benoist, Thibault Isabel, Olivier Dard et Jean-Philippe Immarigeon.





Emission animée par Arnaud Guyot-Jeannin sur Radio Courtoisie. Durée : 1 heure 27 minutes.





A écouter ou télécharger via Ekouter.net
Description :
Il y a une vieille rivalité entre la France et les États-Unis. Nous vilipendons leur mentalité de cow-boys, leur matérialisme outrancier, leur inculture crasse et leur puritanisme, tandis qu’eux ironisent sur notre arrogance nationale, nos airs d’aristocrates et notre jacobinisme centralisateur. 
Les beaux esprits voudraient étouffer nos désaccords au nom d’une grande concorde occidentalo-mondialiste. Mais ce serait faire bien peu de cas de la géopolitique. Nul ne peut nier le rôle joué par l’Amérique dans les tensions mondiales actuelles. La notion d’anti-américanisme est surtout utilisée par les défenseurs du système en place, qui sont nombreux dans les médias. 
Le capitalisme étant dominé depuis un siècle par les États-Unis, il n’est pas étonnant que les représentants les plus éminents du monde libéral se sentent solidaires de l’Amérique, d’une façon presque corporatiste, ou pour mieux dire classiste. Ils sont solidaires de la Nouvelle Classe des élites globalisées, qui n’est pas exclusivement américaine, tant s’en faut, et qui l’est même de moins en moins, mais dont les États-Unis constituent depuis longtemps la figure tutélaire.




Politique USA Election Populisme Puissance Destinée manifeste Liberté
Alain de Benoist Arnaud Guyot-Jeannin Thibault Isabel Olivier Dard Philippe Immarigeon Radio Courtoisie



Au sommaire de Krisis n°43
Entretien avec Jean-Philippe Immarigeon / La chute de la maison Amérique.
Jean-Claude Paye / États-Unis : l’instauration d’un pouvoir sans limite.
Michel Lhomme / La démocratie carcérale américaine.
Luc Pauwels / Les Américains et le droit d’autodétermination des peuples.
Jean-Claude Paye et Tülay Umay / France, États-Unis, Syrie. Guerre et «double pensée».
Knut Hamsun / Document : Le patriotisme américain (1889).
Entretien avec Alain de Benoist / L’anti-américanisme de droite, de gauche et d’ailleurs.
Olivier Dard / Le cancer américain : un essai emblématique de l’anti-américanisme français des années 1930.
Alexandre Soljenitsyne / Document : Le déclin spirituel de l’Occident (1978).
Entretien avec Édouard Chanot / Les Pères Fondateurs de l’Amérique.
Thibault Isabel / Le «style paranoïde» de l’industrie culturelle américaine.
Entretien avec David Da Silva / La tradition populiste dans la culture des États-Unis.
Thierry Marignac / Témoignage : Marquis de la Dèche dans la ville noire. Bas-fonds d’Amérique vus par un petit parigot.
Alexis de Tocqueville / Le texte : La vitalité démocratique américaine (1840).

Numéro en vente 24 euros sur les sites Krisis Diffusion et Eléments





Crédits montage photo: Institut Clisthène - Pour le renouveau politique et culturel

Islam et terrorisme islamiste: Débat entre Jean-Louis Harouel et Thibault Isabel


Entre les attentats et les polémiques identitaires, la tension monte dans notre pays. Face au terrorisme, la France se cherche et tergiverse face aux menaces. Que faire? Comment faire? Débat.


 Ecoutez ici le débat via Sputnik (lien audio)
Accédez ici au débat en direct du studio - livestream Facebook



Accédez ci-dessous au débat audio 



Les réponses sont loin d'être évidentes. Chacun y va de son petit grain de sel… mais certains se font davantage remarquer que d'autres.

La semaine passée a vu la publication d'un brulot, Un quinquennat pour rien, le dernier essai d'Eric Zemmour. Dans cet essai, le fameux polémiste a tenté d'apporter une réponse et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est pour le moins provocante: Eric Zemmour évoque les théories de désignation de l'ennemi (notamment avec les philosophes Julien Freund et Carl Schmitt) et écrit explicitement: «…nous devons reforger dans l'adversité un peuple français. Et désigner l'ennemi: l'islam. Un ennemi qui nous fait la guerre sans déclaration de guerre» (p. 44). 


 Eric Zemmour sur l'islam
La théorie de la désignation de l'ennemi gagne du terrain

C'est cette citation qui est à l'origine du débat du jour: cet argument est — nous semble-t-il — destiné à marquer profondément le débat à la fois intellectuel et politique des prochaines semaines et des prochains mois. Et même des prochaines années. Est-ce de la surenchère médiatique ou du courage politique? De l'islamophobie ou de la lucidité? L'expression d'un repli identitaire ou un renouveau patriotique? 

Ces questions sont graves, et Sputnik News a décidé d'y répondre et d'approfondir la réflexion avec un universitaire chevronné et un intellectuel plein d'avenir… 
Jean-Louis Harouel est Professeur agrégé de droit, auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont le plus récent est Les Droits de l'homme contre le peuple (2016, Desclée de Brouwer), d'ailleurs cité par Zemmour. 
Thibault Isabel est rédacteur en chef de la revue Krisis et docteur en philosophie. Il a publié en 2014 Le Parti de la tolérance, aux éditions La Méduse. 



Selon Jean-Louis Harouel, «l'islam est l'ennemi»: «Je le dirais avec d'autant moins d'hésitation d'autant plus que je l'écris à plusieurs reprises dans mon essai: je parle d'entreprise conquérante d'une civilisation hostile, je parle d'antagonisme de civilisation (…) Je fais la distinction de l'Islam comme système et les musulmans comme personnes, qui me paraît absolument essentiel. Mais l'islam comme corps de doctrine est bel et bien l'ennemi».
Ensuite a-t-il expliqué: «Il y a un djihad violent, mais il y a deux djihads beaucoup plus dangereux: il y a le djihad démographique qui consiste par la procréation et puis le djihad civilisationnel qui a pour objectif d'imposer les mœurs, le droit et la sociologie de la civilisation arabo-musulmane en France». 

Pour Thibault Isabel, «on doit se poser la question du pacte civique. Nous pouvons être bien intégrés et différents». Avant de poursuivre: «Je n'accepte pas l'idée de considérer l'islam massivement comme un ennemi; non que l'islam ne pose pas de problème d'accommodement avec la République française — c'est certainement le cas, et on peut même affirmer que toutes les religions posent des problèmes d'accommodement. Il est certain que l'islam par sa nature politique et juridique, pose des problèmes tout particuliers (…) mais cela dit, assimiler l'islam en général et le terrorisme islamiste me semble à la fois erroné sur un plan intellectuel et plus encore je pense que c'est une grave erreur géostratégique: au fond, on rentre dans la logique de Daesh. Le seul véritable objectif de Daesh est de favoriser une guerre civile sur le sol national des pays occidentaux. En rentrant dans leur logique, et en considérant que deux blocs qui s'opposent de manière unilatérale sans possibilité de compromis, alors on dit à tous les musulmans 'vous ne pouvez pas être français'. Il y a un choc des civilisations et c'est s'inscrire dans le cadre d'une rivalité mimétique; c'est s'empêcher d'un point pragmatique de trouver une solution aux problèmes qui se posent à la France.»  

Revue n°45 : Progrès ?


Krisis 45 Progrès - Krisis Diffusion


Notre époque est orpheline du progrès. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la plupart des gens étaient convaincus que l’avenir ouvrirait les portes d’un véritable paradis sur terre. C’était l’ère des grandes utopies. Aujourd’hui, nous avons perdu notre innocence: quel roman, quel film oserait encore dépeindre un XXIIe siècle radieux? La science-fiction contemporaine a abandonné les vieilles utopies technoscientifiques au profit d’une vision inquiète de demain. Les menaces qui nous guettent sont en effet innombrables: crise écologique et climatique, crise financière, crise démographique, crise culturelle, crise terroriste, etc. Mais si notre avenir s’est assombri, nous restons collectivement obnubilés par la croissance des biens de consommation. C’est ce qui nous pousse à plébisciter les téléphones portables et autres tablettes tactiles, avant peut-être d’accepter le développement d’un transhumanisme de masse qui fera de nous des «hommes augmentés». Pour sortir de l’impasse, nous devons de toute urgence réfléchir au sens véritable du progrès humain.

Au sommaire de Krisis 45
Pierre-André Taguieff / L’idée de progrès, la «religion du Progrès» et au-delà. Esquisse d’une généalogie.
Jean-François Gautier / Non-sens et signification dans l’Histoire.
Patrick Tacussel / Liturgies du progrès.
Nicolas Rousseau / Narcisse ou les illusions du progrès. La critique sociale de Christopher Lasch.
Débat entre Frédéric Dufoing et Thibault Isabel / Faut-il avoir peur du transhumanisme?
Frédéric Dufoing / Le transhumanisme comme biopouvoir.
Matthieu Giroux / Le mythe prométhéen du surhomme.
Alain Gras / La dimension technologique de l’illusion progressiste.
Boris Vian / Poésie : La complainte du progrès (1955).
Thibault Isabel / Qu’est-ce qu’un écologisme païen?
Falk Van Gaver / Croissez et multipliez? Le problème de la démographie à l’ère industrielle.
Entretien avec Ronald Wright / Croissance et déclin des civilisations.
Ronald Wright / Témoignage : Les ruines de la civilisation maya. Un avertissement pour les peuples modernes?
Bernard Charbonneau / Document : La bombe atomique (1945).
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Charles Beigbeder / Thibault Isabel - Débat "libéralisme et multiculturalisme"


Charles Beigbeder est entrepreneur et homme politique.
Thibault Isabel est philosophe et rédacteur en chef de la revue Krisis.


> L'enregistrement audio du débat
> La vidéo du débat (stream live via Facebook)


PARADE-RIPOSTE
URL courte
Edouard Chanot
Brexit (227)
Le Brexit a divisé l’Angleterre et révélé des clivages politiques profonds, qui dépassent la seule Grande-Bretagne.


Libéralisme & multiculturalisme

Pour comprendre ce qui gouverne aujourd'hui les esprits et l'avenir, Sputnik News a accueilli Charles Beigbeder, entrepreneur, homme politique et auteur de l'ouvrage Charnellement de France (PG de Roux, 2016) et Thibault Isabel, philosophe et rédacteur en chef de la revue Krisis.

Etait-ce là la victoire du plus étroit des particularismes et la défaite du multiculturalisme?
Beigbeder : «Le peuple britannique, qui est un peuple fier, en a profité pour dire ‘ça suffit', c'est nous qui décidons.»
Isabel : «Ce n'est pas seulement un vote idéologique, c'est aussi un vote de classe, entre l'Angleterre périphérique et l'Angleterre des capitales. L'Europe a suivi un chemin pervers depuis plusieurs années… c'est un marqueur fort envoyé par le peuple anglais. C'est surtout un rejet d'un certain système, pas seulement économique: les populations se sentent déclassées culturellement par le pouvoir symbolique qui est entre les mains d'une coterie internationale. C'est cette coterie internationale qui est rejetée».

Le marché libéral est-il compatible avec l'enracinement?
Beigbeder : «Je pense qu'on peut être de ceux qui veulent ‘conquérir le monde' et tirer parti de la mondialisation, et qui veulent rester enracinés».
Isabel : «Créer des richesses, à quel prix? Ce qui m'ennuie dans le libéralisme, c'est le fait que le souci d'accumuler les richesses aboutit à la destruction de toutes les formes d'enracinement. Nous vivons aujourd'hui dans un monde où, à l'échelle planétaire, sont détruites par l'homogénéisation du marché».

Face au déracinement, que faire alors?
Beigbeder : «Les origines chrétiennes dans la constitution permettrait de fonder en droit la prééminence du fait culturel chrétien — et non cultuel et religieux. ‘A Rome, fais comme les Romains'!»
Isabel : «Le christianisme est une religion tard venue en France, si on reconnait l'influence du christianisme sur la culture française, il faudra reconnaître dans deux trois siècles l'influence de la religion musulmane sur la culture française, parce que le christianisme était une religion d'importation… les racines de la France sont d'une autre nature, gréco-romaine et païenne. Trouver des racines historiques communes, c'est fondamental, c'est ce qui permet de bâtir un horizon commun…»

Les lignes politiques sont aujourd'hui mouvantes. Le clivage droite-gauche est-il encore opérant?
Beigbeder : «Ce serait pratique de revenir à une vraie droite et une vraie gauche. C'est-à-dire une droite qui défendrait l'enracinement, libérale au niveau économique, contre le tout étatisme, avec un Etat recentré sur le régalien et ainsi plus efficace…»
Isabel : «Non, je suis attaché à l'idée de racines et de tradition, mais celles-ci trouvent leur pire ennemi aujourd'hui dans le libéralisme mondialisé. Je pense que nous allons assister à de nouveaux clivages. La gauche va disparaître et sera remplacée par un nouveau socialisme qui sera à la fois anticapitaliste et profondément enraciné. Et face à ce parti populaire traditionaliste et anticapitaliste, va se dresser un parti des élites, parti du libéralisme dans le domaine économique et du nomadisme dans le domaine culturel».



Libéralisme & multiculturalisme : Charles Beigbeder vs. Thibault Isabel

Proudhon: Michel Onfray, Alain de Benoist,Thibault Isabel, Olivier François Emission les idées à l'endroit sur TV Libertés

Proudhon - Michel Onfray, Thibault Isabel, Alain de Benoist. TV Libertés



2 Juin 2016  -  Les idées à l'endroit n°9
Alain de Benoist recevait Michel Onfray et Thibaut Isabel pour échanger sur les idées de Pierre-Joseph Proudhon (TV Libertés).



Proudhon est issu du milieu ouvrier. Autodidacte, penseur du socialisme libertaire non étatique, partisan du mutuellisme et du fédéralisme, il est le premier à se dire anarchiste en 1840. Il rejette le capitalisme, mais aussi le collectivisme autoritaire de Marx. Il valorise la libre association et l'autogestion. Il imagine la création d’une banque d’échange ou «banque du peuple», dont le but est l’abolition de la monnaie, du salariat et des profits dans le cadre des structures d’échange entre individus. Il élabore la théorie du crédit à taux zéro, anticipant le fonctionnement des mutuelles d'aujourd'hui. 

Michel Onfray revient sur sa rencontre avec Proudhon. Il présente les aspects de sa pensée qui lui ont paru les plus intéressants et peut-être aussi les plus actuels. 
"J'avais quinze ans [...]. J'avais une sensibilité populaire, on dira. J'avais envie de faire quelque chose pour le peuple. Mon père était ouvrier agricole et ma mère femme de ménage. Et je voyais l'exploitation. Pour moi, l'exploitation ce n'était pas un concept; c'était une vérité, c'était une humiliation, c'était une dignité qu'on ne donnait pas aux gens qui travaillaient et qui travaillaient dur; et j'avais envie d'être de gauche, du côté de la générosité, de la fraternité, de la communauté et je me cherchais à cette époque-là. [...] Et puis je suis tombé sur "Qu'est-ce que la propriété", que j'ai lu, sans forcément tout comprendre. Ce n'est pas facile de comprendre ce texte qui est faussement simple; mais il m'est apparu quand même assez vite et de manière presque instinctive qu'il y avait une pensée qui n'était pas purement conceptuelle. Il y a chez Marx une pensée conceptuelle: on sent le poids de Hegel. Il n'y a pas cela chez Proudhon. Il y a un désir d'être empirique, d'être concret, d'être près des gens, et peut-être plus éloigné du concept. Je ne comprenais pas tout cela, mais je le sentais. Donc j'ai lu Proudhon à cette époque-là. Je me suis dit: cette anarchie me plait, elle est concrète, elle est idéale sans être idéaliste et propose effectivement la mutualisation, la coopération, la fédération, et je me suis senti anarchiste. Mais j'ai voulu être anarchiste avec l'anarchie aussi..."

Thibault Isabel: "Là où Marx cherche un dépassement des contradictions, Proudhon, lui, cherche simplement à les équilibrer. Les contradictions sont irréductibles, parce qu'elles font partie de la vie, elles font partie de l'homme, elles font partie de la société. Ces contradictions, on doit faire en sorte qu'elles puissent peser d'une manière équitable dans la balance, pour que la vie de la société soit harmonieuse. Là où Marx est en fait un idéaliste ou un post idéaliste derrière son matérialisme, Proudhon renoue avec les sagesses de la Haute Antiquité, c'est-à-dire avec un pragmatisme qu'on pourrait qualifier de païen ou d'héraclitéen. Parce que chez Héraclite les oppositions ne peuvent pas se résoudre. Chez Héraclite les oppositions font partie de la vie. Et donc, à partir de là, on doit viser non pas un dépassement par la raison ou par l'Etat, mais un idéal d'Harmonie."


Michel Onfray: "Une révolution est possible par la comportement. Je crois à cela. Je pense vraiment que nous pouvons faire la révolution sans prendre le pouvoir, juste en organisant les choses différemment et en disant: nous n'obéiront pas aux diktats du capitalisme. [...] Je suis pour une révolution qui ne serait pas violente."

Sur Proudhon, Michel Onfray, Alain de Benoist, Olivier François - TV Libertés



Proudhon - Michel Onfray, Thibault Isabel, Alain de Benoist. TV Libertés
=> Emission en intégralité via TV Libertés (53 minutes)
=> Emission en intégralité via Michel Onfray Actualités (53 minutes)
=> Extraits choisis (12 minutes)


Entretien dirigé par Alain de Benoist pour TV Libertés, Michel Onfray et Thibault Isabel sur Pierre-Joseph Proudhon, théoricien de l’anarchisme.
Dans un entretien dirigé par Alain de Benoist pour TV Libertés, Michel Onfray et Thibault Isabel reviennent sur la vie de Pierre-Joseph Proudhon, un théoricien considéré comme le père de l’anarchisme. Via Michel Onfray TV




Fichier audio de l'émission à télécharger sur ekouter.net

Pierre-Joseph Proudhon. Avec Thibault Isabel et Michel Onfray chez Alain de Benoist sur TV Libertés.

Description: Retour sur la vie et l'oeuvre de Pierre-Joseph Proudhon, l'un des pères de l'anarchisme et théoricien du socialisme des origines.
Nous avons droit à un dialogue de haut vol réunissant de fins connaisseurs de l'oeuvre et de la postérité du plus célèbre des ouvriers typographes de l'histoire.
Émission "Les idées à l'endroit" n°9, animée par Alain de Benoist et Olivier François.






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Emission sur Proudhon http://www.delitdimages.org/pierre-joseph-proudhon/



Quand Michel Onfray et Alain de Benoist discutent socialisme (d’antan): un débat passionnant. 
Délit d'im@ges.

Download PDF
«Le proudhonisme est un pragmatisme, autrement dit, le contraire d’un idéalisme. D’où ses propositions concrètes et détaillées: la fédération, la mutualisation, la coopération comme autant de leviers pour réaliser la révolution ici et maintenant, sans qu’une seule goutte de sang soit versée; la banque du peuple et le crédit organisé pour les classes nécessiteuses par ces mêmes classes dans une logique qu’on dirait aujourd’hui de microcrédit; une théorie de l’impôt capable de réaliser la justice sociale ici et maintenant ; une défense de la propriété anarchiste, comme assurance de la liberté individuelle menacée par le régime communiste; la construction d’un État libertaire qui garantisse la mécanique anarchiste; une théorie critique de la presse qui est une machine à promouvoir l’idéal des banquiers qui la financent; une pensée du droit d’auteur; une analyse de la fonction sociale et politique de l’art qui s’oppose à l’art pour l’art et aux jeux d’esthètes; un investissement dans ce qu’il nomme la «démopédie» et qui suppose qu’on augmente plus sûrement le progrès de la révolution par l’instruction libre que par l’insurrection paramilitaire –et mille autres instruments d’une boîte à outils dans laquelle le socialisme n’a pas encore puisé…»


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Michel Onfray à TV Libertés
Les coulisses d'une émission pas comme les autres. Blog Eléments.



La rencontre a débuté en janvier 2015 dans les colonnes d'Éléments par un article retentissant et prémonitoire de Fabrice Valclérieux, « Cher Michel Onfray, encore un effort ! ». Elle s'est poursuivie tout au long de l'année pour aboutir à ce numéro exceptionnel d'Éléments n°157 (ici) d'octobre 2015, dans lequel le philosophe normand disait vouloir « dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité ». Ce soir, à partir de 19 h, Michel Onfray participe à l'émission « Les idées à l'endroit » d'Alain de Benoist, consacrée aux idées politiques de son « cher Proudhon ». À ses côtés, Thibaut Isabel et Olivier François. 






Jeudi 26 mai, 13 h – L’équipe de TV Libertés est en pleine préparation. L’invité d’aujourd’hui est un poids lourd des médias : Michel Onfray doit venir enregistrer une émission animée par Alain de Benoist et Olivier François, respectivement éditorialiste et collaborateur d'Eléments. Le philosophe débattra des idées politiques de «Pierre-Joseph Proudhon» avec Thibault Isabel, rédacteur en chef de Krisis et collaborateur régulier d’Eléments.

13 h 30 – Michel Onfray arrive sur le parking de TV Libertés. L’intellectuel paraît plus détendu qu’il y a quelques mois, lorsqu’il consentait une ultime tournée des plateaux avant de s’imposer une diète médiatique. Sous la pression croissante de certains journalistes et politiciens, qui l’accusaient de «virer à droite», il avait même dû reporter la publication de son livre, Penser l’islam. Aujourd’hui, le philosophe revient en force, plus déterminé que jamais: l’homme n’est pas du genre à se laisser intimider. Il serre la main d’Alain de Benoist et pénètre à l’intérieur des locaux.

13 h 35 – Dans le salon des invités, Onfray salue Olivier François, puis bavarde quelques minutes avec Thibault Isabel, dont il apprécie beaucoup les livres : «ça fait plaisir de voir de jeunes intellectuels émerger». Philippe Millau, président de TV Libertés, évoque la chape de plomb qui pèse sur le monde journalistique: difficile de s’exprimer à la télévision sans être censuré ou rappelé à l’ordre! Onfray acquiesce et parle de la crise des idées en France: «Il y a toute une génération qui est actuellement au pouvoir, qui contrôle les grandes institutions, les grands organes de presse, et qui fait la guerre aux opinions alternatives».



Sur Proudhon, Michel Onfray, Alain de Benoist, Olivier François - TV Libertés


13 h 45 – Les invités de l’émission visitent les studios de TV Libertés en compagnie de Martial Bild, le directeur de la rédaction. Onfray est impressionné par la qualité des installations et la quantité de personnel mobilisée: «Moi aussi, j’ai l’intention de créer une Web TV. De manière artisanale, avec des collaborateurs bénévoles et un technicien chevronné. On installera le studio chez moi, dans un grenier aménagé. Je n’aurai plus besoin de transiter par les grandes chaînes télévisées nationales pour garder le contact avec mon public».

14 h – Après un arrêt obligatoire à la loge maquillage, tout le monde se dirige vers le plateau des Idées à l’endroit, pour cinquante-deux minutes d’enregistrement. Le tournage se déroule dans une ambiance cordiale. Après l’émission, les invités restent encore quelques minutes dans le studio et prolongent la discussion. Michel Onfray explique qu’il croit beaucoup aux initiatives populaires pour changer la société: «Il ne faut pas attendre grand-chose de ceux qui nous dirigent. Les vrais changements viendront d’en bas. On voit tout de même que les mentalités évoluent».


Par Amandine Florian (Texte) et Floriane Jeannin (Photos)
Découvrez une 2nde sélection de photos des coulisses de l'émission sur le blog Krisis



Pour compléter la réflexion sur Pierre-Joseph Proudhon et le socialisme


KRISIS 42: SOCIALISME ?

Christopher Lasch / Pourquoi la gauche n’a pas d’avenir.
Entretien avec Costanzo Preve / Un socialisme pour le xxe siècle?
Charles Robin / La sagesse anarchiste.
Entretien avec Denis Collin / Marx, le communisme et la République.
David L’Épée / Le socialisme face à l’idée nationale.
Luc Pauwels / Henri de Man, un socialiste atypique.
Raymond Robert Tremblay / Critique de la théorie marxiste de l’État.
Entretien avec Alain de Benoist / Georges Sorel.
Document : Werner Sombart / Pour quelle raison le socialisme n’est-il jamais parvenu à s’implanter en Amérique? (1906)
Yohann Sparfell / Autonomie socialiste contre autarcie libérale.
Le texte : Karl Marx / L’aliénation par le travail (1844).

> Numéro en vente 24 euros sur Krisis Diffusion et Revue Eléments.




Voir la vidéo du Cercle Henri Lagrange: Pierre-Joseph Proudhon, un portait politique >